Références : de la liste des clients à l’étude de cas en passant par le témoignage

by Sara on 07/09/2010

Comment augmenter sa crédibilité lorsqu’on est traducteur indépendant ? Les références sont peut-être le principal moyen d’y parvenir. Mais comment les présenter ? Sous quelle forme ? Avec quelle autorisation ?

Un point important avant d’aller plus loin : à moins de rendre vos références totalement anonymes (ce qui à mon avis nuit considérablement à leur crédibilité) il faut absolument obtenir l’accord de votre client avant de le citer sur vos supports marketing (site web, brochure, etc.). Sous quelle forme doit-on obtenir cet accord? Cela va de l’accord par mail au contrat formel. C’est à vous de vous renseigner (auprès d’un juriste, de votre assureur RCP, etc.) avant de prendre une décision.

Autre petite précision : si vous travaillez avec des agences (de traduction, de communication) les clients de votre client ne sont pas vos clients. Alors comment faire dans ces cas-là ? Pourquoi pas une liste qui décrit quelques-uns de vos projets récents tout en les rendant anonymes ?

Voici un aperçu des principales types de références :

La recommandation sur LinkedIn. On aime : c’est simple ; le client maîtrise et peut modifier ou retirer sa recommandation à tout moment, ce qui peut le rassurer ; tous nos contacts et les contacts de notre client verront la recommandation ; la recommandation est public. On aime moins : le client maîtrise et peut modifier ou retirer sa recommandation à tout moment (il peut faire des coquilles, des fautes d’orthographe et vous ne pouvez pas les corriger).
La liste de clients sur son site internet. On aime : joker ! On aime moins : pour avoir une liste longue, il faudrait “déranger” un grand nombre de clients pour leur demander la permission. Tout cela pour un résultat qui est à mon avis moyen. Par exemple, Schneider Electric et HP sont 2 des plus grandes entreprises dans ma région (Grenoble). Tous les sites de tous les prestataires dans tous les domaines possibles et imaginables comportent des listes de clients avec ces 2 grands noms…si on fait comme tout le monde comment se différencier ? Voici en tout cas un exemple de liste de clients sur le site de Dixon traductions : c’est sobre et peut rassurer éventuellement un nouveau client ou prospect, même si je ne suis pas fan personnellement.

Du site web de l'agence Dixon : la liste des clients

La panoplie de logos. On aime : c’est joli ! On aime moins : encore une fois attention aux autorisations. Je sais personnellement que plusieurs de mes clients (grands groupes) ont un politique très stricte concernant l’utilisation de leur logo par des tiers…donc quand je vois la panoplie de logos client sur un site de prestataire, je me méfie. Voici un exemple du site web de l’agence Anyword (qui a également une longue liste de références sur son site).

En bas du site de Anyword : la panoplie de logos

Le témoignage. On aime : si ce n’est pas anonyme, on aime la crédibilité que cela donne. Une vraie personne chez un vrai client nous apprécie et n’hésite pas à mettre son nom sur son témoignage sur un site internet public. On aime moins : attention aux “faux témoignages” anonymes ! Un témoignage est en général assez court, donc ne donne pas toujours suffisamment de détails sur votre valeur ajoutée. Voici un exemple de témoignage tiré du site de Phister Traductions.

Du site de Phister Traductions : le témoignage client

L’étude de cas (un petit article sur un projet sur lequel vous avez travaillé pour un client). On aime : c’est très personnalisé ; c’est nominatif (le client y participe forcément) ; cela donne des détails sur votre valeur ajoutée ; c’est très crédible et convaincant. On aime moins : c’est quand même assez chronophage à réaliser, le client doit y consacrer du temps également ; si vous n’avez pas une bonne plume il faut embaucher un rédacteur. Voici un exemple tiré de notre site, SFM Traduction.

Site web de SFM Traduction : l'étude de cas

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{ 4 comments… read them below or add one }

Patricia September 8, 2010 at 10:07

Voici un sujet aussi délicat et précieux que la dentelle de Bruges !

Tu fais bien de souligner la nécessité absolue d’obtenir l’accord client avant de le clamer comme référence. Nombreux sont les indépendants (et les entreprises !) qui ignorent (volontairement ou non) cette étape essentielle.

Avant de pointer ce qui est, AMHA, le nec plus ultra en matière de référence et de crédibilité, un mot sur l’inclusion d’une liste de clients sur son site (plaquette, brochure). Le hic avec une liste est que cela ne donne aucune idée de la collaboration avec Client X. Un indépendant liste 8 références est-il moins crédible qu’un autre qui en liste 30 ? Pour moi, pas du tout, au contraire. Une liste trop étoffée peut signifier:
- une clientèle infidèle (tiens, pourquoi ?)
- des critères d’inclusion peu sérieux (ah ouais ! J’avais traduit deux mails il y a 6 ans pour Société Truc du Cac 40 !)
- une expérience professionnelle centrée sur des tout petits projets

Les témoignages et études de cas sont excellents pour présenter aux prospects le point de vue de ses clients.

Mais encore mieux est de signer ses projets, d’avoir son “ours”. Les prospects peuvent constater par eux-mêmes la qualité du travail rendu et apprécier le style rédactionnel. Cerise sur le gâteau, les travaux signés publiés en ligne offrent au traducteur professionnel des liens qui permettent à ces prospects de découvrir le site Internet de ces traducteurs.

Sara September 8, 2010 at 11:28

Patricia,
Bien vu ! J’aimerais bien signer davantage de projets…parfois ce n’est pas possible, et parfois pas souhaitable (le site web dont tu perds le “contrôle” une fois livré, par exemple). Heureusement j’ai plusieurs documents “print” que je peux montrer à mes clients potentiels…et certains extraits rassemblés dans un “book” envoyé sur demande (avec la permission des clients concernés, of course).

Pour l’instant je continue à investir du temps dans les études de cas. Concrètement, j’en ai 2 qui ont abouti a des commandes (le client, après avoir lu l’article, s’est dit “je veux la même chose” !). En plus, j’aime bien les rédiger, c’est une bonne façon de roder ma “plume”.

Betty September 10, 2010 at 01:57

D’accord, n’empêche que j’aimerais bien avoir des pointures comme Schneider ou HP dans ma liste de clients !

Sara September 10, 2010 at 02:04

@Betty
Hors sujet : D’après mon expérience personnelle, les grands groupes ne sont pas toujours les meilleurs clients pour un indépendant (négociation à la dure par des acheteurs professionnels, délais de paiement à 90 jours, bcp de turnover pour des interlocuteurs qui changent trop souvent)…

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