Travailler à la maison n’est pas chose facile. Concilier vie privée et vie professionnelle, fixer des limites dans le temps et dans l’espace et bien faire la coupure entre “maison” et “boulot”… Sandra Fratelli (SFM Traduction) a accepté de témoigner de ses premières expériences de “home office”.
Comment avez-vous organisé votre logement pour accueillir votre activité ? Vous fixez-vous des règles de fonctionnement ?
J’ai aménagé une pièce qui est devenue mon bureau. Au quotidien, je ne me suis pas fixée de règles de fonctionnement. Mes maîtres-mots sont :
- Réactivité
- Service au client
- Disponibilité
Cela suppose d’être joignable à peu près tout le temps aussi bien pour nos clients que pour mes associées. Par contre, sauf nécessité, j’essaie de ne pas travailler le week-end. Ma journée de travail classique démarre vers 8h et se termine… quand il le faut ! Mais je dispose d’un luxe sans pareil, celui d’avoir la souplesse d’adapter sur une journée mon emploi du temps.
Comment organisez-vous le travail avec vos associées ?
Chacune d’entre nous travaille chez elle. Ce qui suppose un outil collaboratif de partage d’informations (sur Internet) et de gestion (Ines). Nous étudions aussi les possibilités de partager et de sauvegarder des fichiers en ligne. Si on est au bureau, une de nos règles est d’être accessible et disponible sur Skype (messagerie instantanée) pour échanger plus facilement. Evidemment nous avons aussi le téléphone. Je dispose d’une ligne téléphonique uniquement dédiée à mon activité professionnelle. Notre bureau est virtuel ; la connexion internet est donc obligatoire pour chacune ! J’ai même fait installer une deuxième connexion internet pour garantir l’accès. J’ai également acheté un ordinateur portable.
Trouvez-vous cela difficile de travailler chez soi ?
L’idée de travailler à la maison me séduisait mais j’avais un peu peur d’être tentée de “traîner” le matin. C’est tout le contraire qui s’est produit! J’ai conservé mes habitudes de salariée : me préparer comme si je devais partir au bureau. J’étais également angoissée par le fait de ne plus avoir de contacts permanents avec des collègues de bureau et finalement, je suis ravie. La concentration est meilleure donc l’efficacité aussi! Je profite lorsque l’emploi du temps le permet de sortir déjeuner avec des anciens collègues de bureau, mes associées ou des amis ce qui permet de maintenir un lien social et/ou de faire du réseau (quelque chose de nouveau qui ne vous quitte plus quand vous êtes créateur d’entreprise).
Et vous, quelles sont vos astuces pour bien réussir le travail à la maison ?

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Pas d’astuces – mais comme le dit bien Sandra, il faut faire comme si on allait au bureau….- s’instaurer – si possible – des horaires “core” – dans mon cas c’est facile, ma femme rentre quasiment tous les jours de son travail à elle – et elle s’installe à une table et un repas préparés – donc pas question – sauf, encore un fois urgence absolu – de bosser entre 12h15 et 13h15 (environ).
Pour le soir je suis moins “rigoureux”, l’efficacité fléchit parfois vers 17/18 h, je fais des courses ou achète “Le Monde” – et je reprends vers 20h30.
Faut aussi savoir que nous n’avons quasiment plus les enfants à la maison…et l’interdépendance travail/vie privée est assez grande, mais bien accepté par tous les (2) acteurs, ce qui fait qu’il n’y a pas une séparation strictu senso des deux. Aussi longtemps que cela ne pèse pas….
“Et vous, quelles sont vos astuces pour bien réussir le travail à la maison ?”
L’une des astuces est à mon humble avis de se contraindre à en sortir de temps en temps… de ce bureau/maison. Sur ma liste des tâches : expérimenter le ‘coworking’ – dans un troisième lieu comme la Cantine, par exemple.
http://lacantine.org/blog/un-espace-de-coworking
Je crois que le plus dur, c’est de savoir “fermer”. Ce serait facile de travailler 24 h sur 24, sous prétexte de s’avancer !
Alors, j’ai établi quelques règles draconiennes : je ne suis joignable que pendant les heures de bureau classiques, ou à la rigueur, en cas d’extrême urgence, par email, et je travaille rarement plus de 6 h par jour, par tranches de 2 h. J’ai essayé de travailler 8 h par jour, mais je travaille moins bien, je perds en inspiration ce que j’avais cru gagner en transpiration.
Il m’arrive de travailler le dimanche, mais j’essaie d’éviter au maximum. Et le samedi est sacro-saint, après 5 jours de travail intensif, je décroche. Le dimanche, quelques heures à la rigueur, mais jamais une journée complète.
Comme j’ai la chance d’habiter dans une jolie petite ville au climat clément, je sors régulièrement faire un petit tour dans mon quartier pour prendre l’air et me dégourdir les jambes.
J’ai juste commencé à faire ce travail et je trouve vos messages très utiles. Je crois qu’il est important de fixer des limites meme s’il n’est pas facile, surtout pour des personnes qui, comme moi, commencent à faire ce travail et se laissent influencer par leur passion pour la traduction. Je pourrais rester travailler à mon ordinateur pour des jours mais on ne peut pas nier qu’il faut se réposer pour avoir des traductions de bonne qualité! J’espère reussir à trouver une bonne methode de travail!
Bonjour,
En fait, je n’ai pas vraiment de règle si ce n’est que je m’arrête de travailler vers 12h (ma fille rentre déjeuner) et je reprends vers 13h mais je m’accorde des pauses dans la journée. Je travaille s’il le faut le soir et parfois le WE mais seulement quelques heures. J’ai de grands enfants et un mari coopératif.
De plus, je déjeune avec des anciens collègues une fois par semaine et prévois une à deux soirées réseautage par mois. Cela me permet de ne pas couper les ponts. Et puis, il y a Facebook, Viadeo et LinkedIn.
C’est vrai que pour faire de bonnes traductions, il faut s’y prendre en plusieurs fois, se reposer et prendre du recul quand on a le temps !!!
Cordialement,
Great post Sara and Sandra! I was also skeptical about working from home (social isolation, becoming one of those people who talks too much to bank tellers and supermarket checkers, etc.) but now I love it. As someone else commented, I find that because I don’t have office politics to deal with, I can work less and get more done. Co-working, as Caroline mentioned, is starting to get some traction here in the US, with places where one can rent a full-time, part-time or hourly desk if you’re feeling lonely at home!
Bonjour à tous et désolée pour le retard pour valider certaines commentaires (le blog a été inondé de spam pendant quelques jours !). Comme certains d’entre vous, j’essaie de me fixer des limites : pièce distincte dans l’appartement qui ne sert que de bureau; pas de travail le w-e sauf exception. Je viens de prendre un nouveau chiot qui me fait sortir toutes les deux heures environ…pour maintenir l’énergie, je recommande, mais il faut savoir gérer les interruptions dans sa journée de travail !